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Comment reprendre le pouvoir sur ses émotions ?

Vos émotions ne sont pas contre vous ! Elles veulent simplement vous donner des informations… Et vos émotions ne sont pas vous. Parce que vous êtes humain et par définition, vous ressentez des émotions. L’objectif n’est pas de les couper. Mais bien de leur laisser de la place et de les observer avec du recul.

A quel degré mes émotions me représentent ?

La première chose à faire et de ne pas s’identifier à ses émotions : vous n’êtes pas vos émotions ! Vous n’êtes pas votre colère, vous n’êtes pas votre peur, vous n’êtes pas votre tristesse. Cette entité à part n’a pas vocation à vous définir. Elle est simplement une information qui arrive, vit à l’intérieur de vous et doit repartir. Ce qui emmène la difficulté à gérer ses émotions c’est de ne pas laisser vivre son émotion. Alors première chose à faire, si vous ressentez une grande tristesse, prenez une grande inspiration et laissez la faire son chemin sur une expiration.

Le rôle des émotions

Une tristesse vient simplement vous donner l’information que vous êtes en train de changer de régime, d’avancer, de faire le deuil, consciemment ou inconsciemment d’une situation. Une colère, elle, pourra vous permettre de poser des limites ou bien de mettre un grand coup d’accélérateur. Une peur vous donne l’information qu’il y a un potentiel danger, c’est comme un frein, un garde-fou, un bouclier. A vous de choisir si vous voulez que cette peur soit bloquante, ce qui peut être une bonne chose si vous êtes à 130 km/h sur une route qui se termine par un ravin…. Ou bien si vous souhaitez dépasser cette peur, ce qui peut être une bonne chose si vous êtes face à un challenge qui va vous permettre de vous surpasser. Dans les deux cas, cette peur n’est pas vous. Elle est une information. Enfin, la joie est votre moteur. 

Rappelez-vous systématiquement que les émotions sont normales. Vous ne pouvez pas les couper et d’ailleurs, vous n’avez pas envie de le faire car sans elles, comment sauriez-vous ce qui est bon pour vous ou ce qui ne l’est pas ?

Prendre le temps de laisser vivre son émotion

Plus vous allez apprendre à accueillir vos émotions, plus elles vont vous paraitre familières et moins elles seront un problème pour vous. S’il n’est pas très agréable de se mettre à pleurer pendant une réunion de travail ou de piquer une colère folle en plein supermarché, mettez cette émotion de côté et isolez-vous pour prendre de grandes respirations, au risque de me répéter. Laissez cette émotion exister puisque vous ne pourrez pas la réprimer ; elle ne ferait que pointer le bout de son nez plus tard ! Pleurez si besoin, dessinez, écrivez, courrez… Bref ne refoulez pas.

Le conseil utile

En cabinet, j’ai accompagné une personne qui n’en pouvait plus de se laisser submerger en permanence par ses émotions. Elle leur a donné à chacune un prénom et leur écrivait ce qu’elle ressentait dans un carnet qu’elle avait toujours sur elle. Résultat, elle est devenu copine avec ses émotions pour en faire des alliées et non des ennemies. Comme si elle avait en permanence, avec elle, de bonne conseillères sur les choix à faire. C’est un exemple parmi tant d’autre mais l’idée est simplement d’accueillir ses émotions car vous ne pourrez pas vous en débarrasser et d’apprendre à les connaître, comme on rencontrerait une personne. Bien-sûr, si une émotion est trop forte et que vous identifiez que c’est toujours la même qui revient, faites-vous accompagner par un professionnel… Il se cache peut-être un trauma derrière tout cela. 

Mais s’il y a une chose à retenir, c’est que vos émotions vous veulent du bien 🙂 

Comment reprendre le pouvoir sur ses émotions ?